Les particules ultra-fines autour de l'aéroport de Zaventem: Confirmation d'un grave problème de santé publique

Les nuisances sonores de l'aéroport Brussels National sont un sujet sensible. Le problème de la pollution atmosphérique liée à l'aéroport l'est encore plus: les concentrations de particules ultra-fines sont multipliées par 20 jusqu'à 10 kilomètres sous le vent de l'aéroport et impactent fortement la mortalité par accidents cardio-vasculaires.

Une campagne de mesures de pollution autour de l'aéroport de Brussels National a été commandée au printemps 2015 par la Région de Bruxelles-Capitale et la région Flamande, afin de donner suite aux rapports alarmants à propos des aéroports de Los Angeles et Schiphol publiés en 2013 et 2014. L'analyse des mesures montre que pendant les quatre heures de la journée qui concentrent plus de 40% des décollages le nombre de ces particules est multiplié par un facteur de 10 à 20 sous le vent des pistes de décollage.

Cette pollution impacte de façon variable les différentes communes situées autour de l'aéroport: Les 116,000 habitants de Schaerbeek subissent des pics de pollution environ 20 jours par an avec une densité de pollution de 35,000 particules de 10 à 20 nanomètres par cm3, alors les 11,000 habitants de Steenokkerzeel sont soumis à des vagues de pollution de 90,000 particules par cm3 pendant 250 jours par an.

De nombreuses études récentes ont mis en lumière l'impact des particules ultra fines sur la santé et les maladies cardio-vasculaires en particulier. Une étude effectuée dans plusieurs villes européennes fait par exemple état d'un accroissement de 4,3% des hospitalisations pour chaque augmentation de 10,000 particules ultra-fines par cm3.

Basé sur ces chiffres, l'estimation du nombre de décès annuels supplémentaires liés aux décollages pour les riverains de l'aéroport de Brussels National est de 20 morts par an, et ce pour les seuls risques cardio-vasculaires.

L'analyse complète est disponible ici